S-21
Salut !
Ce voyage au Cambodge m'a permis de me replonger dans l'histoire du Cambodge.
Plus particulièrement la période la plus noire, lorsque les Khmères Rouges, sous l'impulsion de leur leader Pol Pot, prennent le pouvoir en Avril 1975 et installent un régime totalitaire.
L'idéologie Khmère, encore plus radicale que l'idéologie socialiste ou maoïste, avait pour objectif de "purifier" le pays de la civilisation urbaine. En quelques jours, les villes entières (dont Phnom Penh) sont vidées, et les citadins sont envoyés dans les campagnes pour être "réeduqués" auprès des gens de "la base", les agriculteurs.
Les élites sont systématiquement traquées et assasinées. Que ce soit les officiels de l'ancien gouvernement en place, les médecins, les personnes parlant des langues étrangères, les intellectuels (il suffisait même de porter des lunettes pour être arrêté ! ), tous sont jugés dangereux vis à vis de "l'Angkar" (organisation) des Khmères Rouges.
Les conditions de vie dans les campagnes deviennent dramatiques et, à cause de la malnutrition, des maladies, et des mauvais traitements, ce sont environ 1,7 millions de personnes qui vont trouver la mort sous le régime de Pol Pot !
Le peuple Khmère sera finalement libéré par le Vietnam en 1978, mais comment reprendre une vie normale, quand la plupart ont tout perdu, logements, biens, argent et surtout leur famille ?
Heureusement pour la mémoire collective, il existe au Canbodge et à Phnom Penh des lieux témoins de la barbarie de ce régime afin de ne pas oublier. La prison S-21 est l'un de ces lieus.
Ancien lycée, la prison S-21 fut transformée en centre de détention et de torture sous le régime des Khmères Rouges. On peut aujourd'hui la visiter :
Une salle de classe transformée en lieu de torture...
La cour de récréation, où sont entérées certaines des victimes...
Une cellule...
Les fenêtres du bâtiment sont protégées par du fil barbelé afin que les déténus ne se suicident pas...
Certaines images de tortures sont terribles, et je m'abstiendrais de les mettre sur le blog, mais plus dure encore que ces images, les photos des détenus affichées partout dans le musée. Femmes, enfants, vieillards, personne ne fut épargné...
Honnêtement la visite fait froid dans le dos, et je me pose cette question : Comment aprés les atrocités de la seconde guerre mondiale, l'histoire a t-elle pu se répéter ?
Je vous laisse avec ce poème affiché dans une salle de la prison, qui résume parfaitement l'état du pays sous le régime de Pol Pot...
Ferhat
Ce voyage au Cambodge m'a permis de me replonger dans l'histoire du Cambodge.
Plus particulièrement la période la plus noire, lorsque les Khmères Rouges, sous l'impulsion de leur leader Pol Pot, prennent le pouvoir en Avril 1975 et installent un régime totalitaire.
L'idéologie Khmère, encore plus radicale que l'idéologie socialiste ou maoïste, avait pour objectif de "purifier" le pays de la civilisation urbaine. En quelques jours, les villes entières (dont Phnom Penh) sont vidées, et les citadins sont envoyés dans les campagnes pour être "réeduqués" auprès des gens de "la base", les agriculteurs.
Les élites sont systématiquement traquées et assasinées. Que ce soit les officiels de l'ancien gouvernement en place, les médecins, les personnes parlant des langues étrangères, les intellectuels (il suffisait même de porter des lunettes pour être arrêté ! ), tous sont jugés dangereux vis à vis de "l'Angkar" (organisation) des Khmères Rouges.
Les conditions de vie dans les campagnes deviennent dramatiques et, à cause de la malnutrition, des maladies, et des mauvais traitements, ce sont environ 1,7 millions de personnes qui vont trouver la mort sous le régime de Pol Pot !
Le peuple Khmère sera finalement libéré par le Vietnam en 1978, mais comment reprendre une vie normale, quand la plupart ont tout perdu, logements, biens, argent et surtout leur famille ?
Heureusement pour la mémoire collective, il existe au Canbodge et à Phnom Penh des lieux témoins de la barbarie de ce régime afin de ne pas oublier. La prison S-21 est l'un de ces lieus.
Ancien lycée, la prison S-21 fut transformée en centre de détention et de torture sous le régime des Khmères Rouges. On peut aujourd'hui la visiter :
Une salle de classe transformée en lieu de torture...
La cour de récréation, où sont entérées certaines des victimes...
Une cellule...
Les fenêtres du bâtiment sont protégées par du fil barbelé afin que les déténus ne se suicident pas...
Certaines images de tortures sont terribles, et je m'abstiendrais de les mettre sur le blog, mais plus dure encore que ces images, les photos des détenus affichées partout dans le musée. Femmes, enfants, vieillards, personne ne fut épargné...
Honnêtement la visite fait froid dans le dos, et je me pose cette question : Comment aprés les atrocités de la seconde guerre mondiale, l'histoire a t-elle pu se répéter ?
Je vous laisse avec ce poème affiché dans une salle de la prison, qui résume parfaitement l'état du pays sous le régime de Pol Pot...
Ferhat
The New Regime
Poem by Sarith Pou in Corpse Watching
No religious rituals.
No religious symbols.
No fortune tellers.
No traditional healers.
No paying respect to elders.
No social status. No titles.
No education. No training.
No school. No learning.
No books. No library.
No science. No technology.
No pens. No paper.
No currency. No bartering.
No buying. No selling.
No begging. No giving.
No purses. No wallets.
No human rights. No liberty.
No courts. No judges.
No laws. No attorneys.
No communications.
No public transportation.
No private transportation.
No traveling. No mailing.
No inventing. No visiting.
No faxes. No telephones.
No social gatherings.
No chitchatting.
No jokes. No laughter.
No music. No dancing.
No romance. No flirting.
No fornication. No dating.
No wet dreaming.
No masturbating.
No naked sleepers.
No bathers.
No nakedness in showers.
No love songs. No love letters.
No affection.
No marrying. No divorcing.
No martial conflicts. No fighting.
No profanity. No cursing.
No shoes. No sandals.
No toothbrushes. No razors.
No combs. No mirrors.
No lotion. No make up.
No long hair. No braids.
No jewlery.
No soap. No detergent. No shampoo.
No knitting. No embroidering.
No colored clothes, except black.
No styles, except palamas.
No wine. No palm sap hooch.
No lighters. No cigarettes.
No morning coffee. No afternoon tea.
No snacks. No desserts.
No breakfast ( sometimes no dinner).
No mercy. No forgiveness.
No regret. No remorse.
No second chances. No excuses.
No complaints. No grievances.
No help. No favors.
No eyeglasses. No medicines.
No hospitals. No doctors.
No disabilities. No social diseases.
No tuberculosis. No leprocy.
No kites. No marbles. No rubber bands.
No cookies. No popsicles. No candy.
No playing. No toys.
No lullabies.
No rest. No vacations.
No holidays. No weekends.
No games. No sports.
No staying up late.
No newspapers.
No radio. No TV.
No drawing. No painting.
No pets. No pictures.
No electricty. No lamp oil.
No clocks. No watches.
No hope. No life.
A third of the people didn't survive.
The regime died.
Poem by Sarith Pou in Corpse Watching
No religious rituals.
No religious symbols.
No fortune tellers.
No traditional healers.
No paying respect to elders.
No social status. No titles.
No education. No training.
No school. No learning.
No books. No library.
No science. No technology.
No pens. No paper.
No currency. No bartering.
No buying. No selling.
No begging. No giving.
No purses. No wallets.
No human rights. No liberty.
No courts. No judges.
No laws. No attorneys.
No communications.
No public transportation.
No private transportation.
No traveling. No mailing.
No inventing. No visiting.
No faxes. No telephones.
No social gatherings.
No chitchatting.
No jokes. No laughter.
No music. No dancing.
No romance. No flirting.
No fornication. No dating.
No wet dreaming.
No masturbating.
No naked sleepers.
No bathers.
No nakedness in showers.
No love songs. No love letters.
No affection.
No marrying. No divorcing.
No martial conflicts. No fighting.
No profanity. No cursing.
No shoes. No sandals.
No toothbrushes. No razors.
No combs. No mirrors.
No lotion. No make up.
No long hair. No braids.
No jewlery.
No soap. No detergent. No shampoo.
No knitting. No embroidering.
No colored clothes, except black.
No styles, except palamas.
No wine. No palm sap hooch.
No lighters. No cigarettes.
No morning coffee. No afternoon tea.
No snacks. No desserts.
No breakfast ( sometimes no dinner).
No mercy. No forgiveness.
No regret. No remorse.
No second chances. No excuses.
No complaints. No grievances.
No help. No favors.
No eyeglasses. No medicines.
No hospitals. No doctors.
No disabilities. No social diseases.
No tuberculosis. No leprocy.
No kites. No marbles. No rubber bands.
No cookies. No popsicles. No candy.
No playing. No toys.
No lullabies.
No rest. No vacations.
No holidays. No weekends.
No games. No sports.
No staying up late.
No newspapers.
No radio. No TV.
No drawing. No painting.
No pets. No pictures.
No electricty. No lamp oil.
No clocks. No watches.
No hope. No life.
A third of the people didn't survive.
The regime died.
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